Nous représentons l'Afrique dans toutes sa diversité culturelle.

Graves irrégularités  dans le management artistique et culturel  à Porto-Novo : Le silence persistant   de l’AMACAB  inquiète

0 19

Porto-Novo l’une des grandes villes du Bénin n’est pas reconnue que par ses atouts touristiques mais elle est caractérisée aussi par la présence des talents artistiques notamment dans le rang des artistes  chanteurs qui ont de beaux textes , souvent harmonisés par leur voix expressive et interpellante. Dans cette richesse artistique ; il ne manque pas aussi des individus s’autoproclamant  managers d’artistes qui au lieu de jouer réellement ce rôle à l’exception de certains qui le font si bien  conduisent plutôt ces talents dans le cachot et du coup tuent  littéralement la verve de ces artistes qui n’avaient qu’autre ambition que de réussir leur carrière.

Bienvenue dans cet espace artistique et culturel où presque  tout le monde se dit manager d’artiste avec aucune formation au préalable ; où les animateurs  radios s’autoproclament manager et où les managers improvisés et opportunistes  mélangent le rôle du chargé à la communication à celui de producteur ou de promoteur. Le processus est tout simple : il suffit d’identifier un talent chez un artiste et toute suite on lui fait la cour pour devenir son manager,  du moins son prédateur .Mais juste après l’avoir « sucé » et donc profiter de ses opportunités, on se sépare de ce dernier avec des arguments extrêmement  fallacieux qui ne tiennent pas la route pour s’accaparer d’autres «  proies artistiques ».

Combien de fois n’avons nous pas reçu en notre qualité d’animateur radio des ‘’soit disant’’ managers aussi  allergiques à la formation qui en moins de six mois viennent nous voir,  présentant différents artistes nous faisant comprendre qu’ils ont rompu avec les précédents.  Généralement on évoque des raisons de mal compréhension pour cacher la vraie cause et du coup on invite certains animateurs  radios et autres DJ complices  à verrouiller l’artiste et donc à mettre l’embargo sur les morceaux du pauvre  puisque c’est le thème en vogue ici. La dernière irrégularité constatée est ce manager dont nous faisons taire le nom qui a abandonné son artiste à moins d’un mois de son lancement d’album livrant l’artiste (femme) à son propre sort qui a fini par trouver de façon mélancolique un manager improvisé, mais le lancement aura été tout simplement un fiasco terrible.

Et pourtant nous  avons une association des managers culturels actifs du Bénin qui, à la création prouvait leur bonne foi de corriger au Bénin ces irrégularités criminelles pour un artiste qui a à cœur l’évolution de sa carrière. Mais tout porte à croire que les actions de l’AMACAB ont comme domaine d’intervention la Ville de Cotonou où toutes leurs activités sont concentrées oubliant que le gros travail doit se faire aussi dans les villes périphériques dont la ville de Porto-Novo.  Lorsqu’on se rappelle encore des propos du Secrétaire Général de cette association sur l’émission pluriculture de Radio Bénin Culture le 08 février  2017 où il rassurait que les bureaux régionaux  allaient être misent  en place pour corriger le tir en guise d’une solution parmi tant d’autres, et l’inaction de cette association face à ces atteintes à la loi de management artistique  qui perdurent;  Le silence de l’AMACAB  malgré la puce qui leur a été mise à l’oreille depuis plus de 12 mois   inquiète et en dit long . Certes,  les membres de l’association font beaucoup à Cotonou mais l’idéal est  de leur rappeler que  les villes périphériques  font partie  aussi du Bénin et les défaillances qui caractérisent ce monde de management artistique mettent  à mal tous les efforts qu’ils fournissent et ternissent leur image. Il urge donc que le bureau de l’association que nous encourageons au passage  soit décentralisé le plus tôt possible et que les formations se multiplient afin de réduire ces différentes défaillances qui perdurent non seulement à Porto-Novo mais aussi dans les autres villes du Bénin.  Aussi , nous proposons que l’association  fasse des plaidoyers au sein des députés afin que des projets de lois soient introduis à l’Assemblée Nationale pour sauver ces artistes de ces crimes.

Ghislain Dossa Kakpo

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.