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DASSOU Gazozo à propos de la fête du vodou « C’est une occasion de ressourcement et de prières»

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Le Bénin s’apprête  à célébrer une fois encore  les divinités. Ce sera à l’occasion de la fête du vodou qui s’annonce pour le 10 janvier prochain. Chaque dignitaire s’active également  pour marquer d’une empreinte spéciale cette fête. A  Abomey Calavi situé dans le département de l’atlantique , la fête sera aussi belle nous a fait comprendre DASSOU Gazozo l’un des dignitaires du Bénin. Bien d’autres innovations  seront apportées à cette édition a-t-il fait comprendre à travers cette interview qu’il a accordée à la plateforme culturelle www.africacultures.com . Lisez plutôt.

 

 

Monsieur  DASSOU A.Gazozo vous êtes  chef Coutumier  de la tribut des FLUI GBOGBO d’Athiémé et d’Agomé Séva,   Secrétaire Général du syndicat national des Médecins Intellectuels Traditionnels et Assimilés  du Bénin dénommé SyNaMITraAB , un syndicat qui œuvre pour la promotion des médecines intellectuelles et traditionnelles ,  vous êtes aussi un dignitaire des cultes endogènes.  Dites nous ce que peut-on retenir en matières des préparatifs  à votre niveau a propos de  la fête du 10 janvier 

 Merci à vous monsieur le journaliste, en ce qui concerne les préparatifs de la célébration de la fête de vodous le  10 janvier, je peux vous dire sans me tromper que tous les dignitaires sont mobilisés déjà  dans  leurs lieux de travail respectifs pour les rôles qui sont les leurs.  Au delà des rituels qui sont probablement retenus pour être exécutés par chaque prêtre de vodou dans son couvent, les membres du SyNaMITraAB ensemble  avec des associations sœurs se sont données rendez-vous à la plage de Fidrossè pour une séance de prière à la nation où il aura un dépôt  de fleur en la mémoire des dignitaires qui sont plus avec nous dont leurs noms ont marqué positivement le peuple Béninois; ils sont nombreux, permettez que nous citons quelques uns tels que: ADANYLO SOSSA Guêdêhounguê, DAAGBO Hounon Houna.. . Une  séance de prière qui sera agrémentée par de différents messages. Après la séance de prière de la plage de Fidrossè, le 10 janvier nous allons nous retrouver à Abomey CALAVI pour poursuivre la fête.

 

Que représente pour vous la fête du 10 janvier et quelle connotation particulière pensez-vous donner à cette édition ?

 La fête de vodou représente pour nous une occasion de retrouvailles, de ressourcement et de prière. C’est aussi une occasion pour les autres  peuples du monde de venir découvrir les merveilles de vodous, les richesses culturelles et cultuelles de notre pays. En effet, la fête de 10 janvier fait venir plus de touristes dans notre pays plus que les autres fêtes religieuses, donc c’est au vu de tout cela que ladite fête requiert  une connotation particulière en ce sens où elle fait rentrer beaucoup de devises dans la caisse de l’État.

La fête de vodou aide à montrer aux autres pays de la planète terre ce que notre pays le Bénin à de particulier c’est pour cela que notre syndicat à suggéré à notre gouvernement de consacrer notre secteur comme corps de métier afin que  nous sortions de l’informel pour participer de façon objective au développement et à l’innovation de notre pays. Croyez-moi, aucun pays au monde ne  sait développer en dehors de sa culture. Plusieurs parlent de la Culture sans savoir que la Culture est l’une des filles de notre tradition VODOU au même titre que l’architecture, la philosophie, la planétologie, la médecine, la mathématique…

 

 

Quelles sont les différentes divinités qui seront à l’honneur ce 10 janvier à votre niveau  et quels sont les sacrifices prévus à cet effet?

Je dirai simplement que toutes les divinités seront à l’honneur le 10 janvier 2018.  je peux pas dire les sacrifices qui sont prévus par chaque yèwouénon de vodou (prêtre) pendant cette fête. Mais ce qui me concerne, les responsables régionaux des communes, d’arrondissement… de notre syndicat vont se retrouver entre eux pour faire des rituels tels  que les vossissa et les Adras… Des sacrifices pour épargner notre pays des malheurs et des catastrophes.

 

Votre mot de la fin pour clôturer cet entretien !

Comme mots de fin je dirai à la jeunesse et aux intellectuels modernes que les connaissances livresques seules ne suffisent pas pour être cultiver et être capable d’aborder les questions les plus pointues de la science. Donc pour que le Bénin et l’Afrique se développent l’intellectuel moderne doit retourner à son antériorité anthropologique.

 

 

Monsieur DASSOU merci

C’est plutôt moi qui vous remercie

Propos recueillis par Ghislain Dossa Kakpo

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