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MASA 2018 : Le plaidoyer de la CISAC pour une meilleure condition de vie des artistes en Afrique.

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Parmi les raisons qui font que les artistes ne jouissent pas aussi de leurs propres œuvres  en Afrique figure notamment l’inexistence d’un cadre juridique sur la rémunération pour copie privée. C’est la substance à retenir de la communication de Constance Herman, juriste et spécialiste du droit d’auteur à la Confédération Internationale de Sociétés d’Auteurs Compositeurs (CISAC) ce 15mars 2018 au palais de la culture d’Abidjan à l’occasion des rencontres professionnelles prévues dans le cadre du MASA 2018.

Partant de la  conclusion des études qui révèlent que la majorité des pays Africains ne disposent pas de lois ou  règlements qui protègent les œuvres des artistes et leur permettent de bénéficier réellement  de leurs créations, la représentante de la CISAC dans sa communication a non seulement insisté sur l’importance de ce nouveau  mécanisme de collecte et de répartition mais elle a aussi fait des plaidoyers pour que les pays africains,  notamment les dirigeants introduisent dans leurs cadres juridiques,  des lois relatives à ce modèle de collecte et de distribution ; pour l’épanouissement effectif  des artistes.  La rémunération pour copie privée explique t-elle est le seul mécanisme efficace qui permet aux créateurs de percevoir une compensation en contrepartie de la limitation de leurs droits exclusifs d’autoriser la reproduction de leurs œuvres. Ce mécanisme poursuit-elle sert  à rémunérer les auteurs et créateurs, soutenir l’action culturelle mais permet aussi une prise en charge sociale des créateurs.

En Afrique, seulement 04 pays sur les 54 du continent  portent dans leurs lois la rémunération pour copie privée il s’agit de l’Algérie, le Kenya le Botswana et le Burkina Faso. Un nombre insignifiant fait comprendre Constance Herman spécialiste du droit d’auteur à la CISAC et qui fait perdre à l’Afrique notamment les créateurs,   d’immenses opportunités sur le marché mondial du droit d’auteur. Pour une prospérité digne  des industries culturelles en Afrique, la mise en place de ce nouveau mécanisme  s’avère  très indispensable a insisté la communicatrice avant d’inviter les dirigeants africains à mettre effectivement en place ce dispositif vu que le traité de Bangui en 1977 impose la mise en œuvre d’une telle rémunération. Cette mise en œuvre dudit dispositif permettra d’apporter une importante source de revenue aux créateurs en Afrique et partout où cette loi sera en vigueur a –t-elle conclu.

Ghislain DOSSA KAKPO, depuis Abidjan

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